De ma vie avant le champ de bataille, je ne garde que très peu de souvenirs. J'ai été créé dans une forge et dès ma "naissance", j'ai été en possession de toutes les connaissances nécessaires pour remplir ma mission : faire la guerre. Depuis ma création, et peut être même avant, je suis en contact avec le Maître de la Forge, Onatar. Il est à mes côtés dans mes songes, me nourrit de ces sages conseils et me prête certains pouvoirs.
Peu de temps après ma "naissance", j'ai été conduit sur un champ de bataille avec des centaines de mes compagnons. Là, nous avons attendu pendant quelque jours. Puis un officier est venu nous annoncer que la guerre était finie et que nous devions nous considérer comme libres. Mais que devions nous faire de cette liberté, nous qui n'avions été créés que pour la guerre. Ne sachant que faire, nous sommes restés sur place pendant quelques jours, ou peut être était-ce quelques semaines ? Petit à petit, certains d'entre nous rompaient les rangs pour s'éloigner. J'étais entrain de me demander si je devais rester là pour toujours lorsque j'ai été contacté par un de nos officiers, un hobbit du nom de Rathan. Lui aussi avait été pris au dépourvu par la fin de la guerre et il me proposait, ainsi qu'à quelques uns de mes Frères de Forge, de l'accompagner vers la ville de Sharn.
N'ayant rien de mieux à faire et avide de connaitre le monde dans lequel nous avions été libérés, je me suis empressé d'accepter cette proposition. Mes autres compagnons sont un warforged spécialisé dans la reconnaissance du nom de Fetch et un combattant du nom de Cogneur.
Notre voyage vers la ville de Sharn s'est passé sans évènements dignes d'être mentionnés. Mes premiers contacts avec les humains semblent indiquer une certaine méfiance de ces derniers envers notre race. Certains se montrent ouvertement hostiles, surtout quand ils sont nombreux ou à une distance raisonnable de nous. D'autres nous ignorent totalement comme si nous n'étions que des objets capables de mouvement et choisissent Rathan comme seul interlocuteur. Rathan nous a expliqué que ça n'a rien d'étonnant étant donné que nous ne sommes connus que comme des machines de guerre.
Notre arrivée à Sharn a été un grand moment de ma courte vie. La cité est gigantesque et grouille de vie. Les humains et d'autres races semblent s'y déplacer en permanence, vaquant à des occupations dont la plupart dépassent ma compréhension. Pour mon plus grand bonheur, la ville comprend de nombreuses forges où j'aime me rendre quand je suis désorienté. Les forges sont un endroit où je me sens bien. J'ai l'impression d'y être chez moi et c'est là-bas que je trouve les humains qui ont le plus de compréhension pour les créatures de mon genre.
Un des grands avantages de Sharn est que nous, les warforged, n'y sommes pas aussi mal acceptés que dans les autres communautés humaines que nous avons croisé. Bien sur, nous sommes toujours considérés avec suspiscion mais pas avec la même hostilité que dans les campagnes. Il y a même une petite communauté de warforged qui essaye de survivre dans la ville.
Depuis notre arrivée ici, nous logeons dans une auberge à la demande de Rathan. Il semble tenir une bonne nourriture et ce qu'il appelle un "lit douillet" en grande importance. J'ai essayé l'un et l'autre et n'y voit a priori aucun intérêt. Ces derniers jours, Rathan semble devenir nerveux car nous venons à manquer des métaux que les humains considèrent comme une monnaie d'échange pour les divers services. Rathan semble donc en permanence à la recherche d'un emploi pour nous. Il nous a expliqué que nous pourrions trouver une focntion de mercenaires. Même si je ne comprends que peu le concept, il semblerait que ça ait quelque chose en rapport avec le combat, ce qui n'est pas fait pour nous déplaire.
Monday, May 28, 2012
Introduction
Ce journal est le mien, moi, Sans Nom. Contrairement à la plupart des créatures de ce monde, je ne suis pas né du ventre de ma mère mais d'une matrice dans ma forge natale. Ni animal, ni machine, je suis ce que les humains appellent un warforged, une créature conçue dans un seul but : la guerre. La plupart des humains me craignent, probablement à raison si ce que j'ai appris sur mes "frères" est correct.
Je ne connais ni la peur, ni la douleur, ni la faim et la plupart des émotions qui sont si courantes aux humains sont des mystères pour moi. Ce journal est celui de ma vie depuis le jour où j'ai été "libéré" de mon devoir de guerrier...
Je ne connais ni la peur, ni la douleur, ni la faim et la plupart des émotions qui sont si courantes aux humains sont des mystères pour moi. Ce journal est celui de ma vie depuis le jour où j'ai été "libéré" de mon devoir de guerrier...
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